Deux petits fichiers déposés à la racine d'un site décident en grande partie de ce que les moteurs de recherche vont explorer et indexer. Le robots.txt dit où les robots ont le droit d'aller, le sitemap.xml leur dit quelles pages existent. Ils sont souvent confondus, alors qu'ils font deux choses différentes, et une erreur dans l'un des deux peut rendre un site entier invisible.
C'est un simple fichier texte, placé à la racine du domaine, accessible à l'adresse votredomaine.fr/robots.txt. Il contient des règles indiquant aux robots quelles parties du site ils ne doivent pas parcourir.
User-agent: *
Allow: /
Disallow: /espace-membre/
Disallow: /panier.php
Sitemap: https://www.votredomaine.fr/sitemap.xml
User-agent désigne le robot concerné, l'astérisque signifiant tous les robots. Disallow interdit un chemin, Allow en autorise un. La ligne Sitemap indique où trouver votre plan de site : elle est facultative mais fortement recommandée, car elle fonctionne pour tous les moteurs à la fois.
C'est le malentendu le plus coûteux du référencement. Un Disallow empêche le robot de lire la page, il ne l'empêche pas de l'indexer. Si d'autres sites pointent vers cette adresse, Google peut parfaitement l'afficher dans ses résultats, avec un titre approximatif et la mention indiquant qu'aucune description n'est disponible.
Pire : comme le robot n'a pas le droit de lire la page, il ne verra jamais la balise <meta name="robots" content="noindex"> qui s'y trouve. Bloquer une page dans le robots.txt pour la désindexer produit donc exactement l'effet inverse.
La règle à retenir : pour économiser le budget d'exploration, utilisez robots.txt. Pour retirer une page des résultats, laissez le robot y accéder et utilisez la balise noindex dans la page. Les deux ensemble ne fonctionnent pas.
Disallow: / oublié. Une seule barre oblique, et le site entier est fermé aux moteurs. C'est le vestige typique d'une phase de développement. À vérifier en premier dès qu'un site n'apparaît nulle part./css/ ou /js/ empêche Google d'afficher la page comme le ferait un visiteur. Il ne peut plus juger de son rendu, notamment sur mobile.robots.txt est public et lisible par n'importe qui. Y lister vos répertoires sensibles revient à en publier la carte. Ce n'est pas un dispositif de sécurité.robots.txt renvoie un code 500, certains robots interrompent complètement l'exploration du site. Un fichier absent, en revanche, est sans conséquence : tout est alors autorisé par défaut.Le plan de site est un fichier XML qui liste les adresses que vous souhaitez voir indexées. Il ne garantit rien, mais il aide beaucoup : il permet au moteur de découvrir des pages peu liées depuis votre navigation, et de repérer plus vite celles que vous venez de modifier.
<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<urlset xmlns="http://www.sitemaps.org/schemas/sitemap/0.9">
<url>
<loc>https://www.votredomaine.fr/</loc>
<lastmod>2026-08-28</lastmod>
</url>
</urlset>
Seule la balise <loc> est obligatoire. <lastmod> est utile à condition d'être sincère : une date de modification remise à aujourd'hui sur toutes les pages à chaque publication finit par être ignorée. Les balises <changefreq> et <priority>, elles, ne sont plus prises en compte par Google.
noindex dans un sitemap est un signal contradictoire.& dans le XML, faute de quoi le fichier est invalide.Sur un petit site bien maillé, dont toutes les pages sont accessibles en deux ou trois clics depuis l'accueil, l'apport est faible. Il devient réellement utile dans quatre cas : un site de plusieurs centaines de pages, un site neuf sans aucun lien entrant, un site dont certaines pages ne sont liées nulle part, ou un site mis à jour très souvent.
La bonne configuration de départ, pour la grande majorité des sites, tient en quelques lignes. Un robots.txt qui n'interdit que ce qui doit vraiment l'être et qui déclare le sitemap. Un sitemap.xml à jour, ne contenant que des pages canoniques en 200. Et pour les pages à exclure des résultats, une balise noindex dans la page elle même, sans blocage dans le robots.txt.
Une fois les deux fichiers en place, déclarez le sitemap dans la Search Console de Google et dans les outils pour webmasters de Bing. Vous y verrez combien d'adresses ont été lues, combien ont été indexées, et pour quelles raisons les autres ne l'ont pas été.
Le robots.txt doit impérativement se trouver à la racine du domaine. Un fichier placé dans un sous répertoire n'est jamais lu. Le sitemap.xml est plus souple : il peut être ailleurs, du moment qu'il est déclaré dans le robots.txt ou dans la Search Console.
Les moteurs relisent le robots.txt régulièrement, en général sous 24 heures. Pour le sitemap, comptez de quelques jours à quelques semaines selon la fréquence de passage du robot sur votre site.
C'est fréquent et ce n'est pas un dysfonctionnement. Un sitemap est une suggestion, pas une commande. Les pages écartées le sont généralement parce qu'elles sont jugées trop pauvres, trop proches d'une autre page du site, ou parce qu'elles renvoient vers une adresse canonique différente. Le rapport d'indexation de la Search Console indique le motif pour chaque page.
Les PDF peuvent être indexés et ont leur place dans un sitemap s'ils comptent pour vous. Pour les images, il existe un format de sitemap dédié, utile surtout aux sites dont les images sont le contenu principal.
Écrire un sitemap à la main devient vite ingérable au delà de quelques dizaines de pages. Unsitemap explore votre site et génère le fichier prêt à déposer à la racine, gratuitement et sans inscription.